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Guide du vendeur — en savoir plus

Les règles, en détail

Vérifié le 14 octobre 2026 aux sources officielles

La page d'accueil donne l'essentiel en six points. Cette page-ci va plus loin : les seuils exacts, les dates d'entrée en vigueur, les délais de recours. Chaque règle renvoie à son texte ou à l'administration qui la publie — vérifiez par vous-même, c'est fait pour.

Le DPE engage votre responsabilité

C'est le changement que beaucoup de vendeurs ignorent encore. Avant le 1er juillet 2021, le diagnostic de performance énergétique n'avait qu'une valeur informative : un acquéreur ne pouvait pas s'en prévaloir contre vous.

Depuis cette date, il a une valeur contractuelle. Si le document est erroné et que l'acquéreur démontre un préjudice, votre responsabilité peut être engagée. Vous pouvez à votre tour vous retourner contre le diagnostiqueur s'il a commis une faute.

Deux nuances utiles : les données chiffrées (consommation, estimation de facture) sont opposables, mais les recommandations de travaux restent indicatives. Et tout DPE encore valable aujourd'hui a forcément été réalisé après juillet 2021 — ceux établis entre 2018 et juin 2021 ont cessé d'être valables fin 2024. Autrement dit : votre DPE est opposable.

Conséquence pratique : un DPE ancien, réalisé avec des paramètres de calcul entre-temps modifiés, est un risque. Si un acquéreur en fait refaire un et qu'il conclut autrement, c'est vous qui répondez.

Une fenêtre parisienne et son radiateur en fonte, dans une pièce vide
L'étiquette énergie ne dépend pas que du chauffage : la hauteur sous plafond, les menuiseries et la surface entrent toutes dans le calcul.

40 m² ou moins : votre étiquette a peut-être changé

Ce point concerne 45 % des ventes parisiennes — c'est la part des biens de 40 m² ou moins dans les 30 062 ventes de 2025 que nous avons analysées. À Paris, le bien médian fait 37 m².

Un arrêté du 25 mars 2024, entré en vigueur le 1er juillet 2024, a modifié les seuils d'étiquette pour les logements dont la surface de référence ne dépasse pas 40 m². Le calcul pénalisait mécaniquement les petites surfaces ; un certain nombre d'entre elles sortent donc de la catégorie « passoire énergétique ».

Si votre DPE a été réalisé entre le 1er juillet 2021 et le 1er juillet 2024, vous pouvez obtenir gratuitement une attestation qui remplace son étiquette :

  1. ouvrir l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME ;
  2. saisir le numéro de votre DPE dans la barre de recherche ;
  3. télécharger l'attestation ;
  4. la joindre au DPE initial pour la vente.

L'attestation ne refait aucun calcul : elle tire simplement les conséquences des nouveaux seuils, et elle a la même durée de validité que le DPE d'origine. Si vous n'en produisez pas, le DPE initial reste valable — vous ne perdez rien à vérifier.

À ne pas confondre avec une autre évolution, distincte : le changement du coefficient de conversion de l'électricité, prévu au 1er janvier 2027, qui améliorera le classement de nombreux logements chauffés à l'électricité.

L'audit énergétique : qui est vraiment concerné

C'est le point le plus souvent mal rapporté. L'audit énergétique réglementaire est obligatoire à la vente selon ce calendrier, en France métropolitaine :

1er avril 2023
logements classés F ou G
1er janvier 2025
logements classés E
1er janvier 2034
logements classés D

Mais il ne vise que les maisons individuelles et les immeubles appartenant à un seul propriétaire (ou à une indivision). Un appartement situé dans une copropriété ordinaire — c'est-à-dire la très grande majorité des biens parisiens — n'est pas concerné, même classé F ou G.

Quand il est dû, l'audit ne remplace pas le DPE : il s'y ajoute, et propose des scénarios de travaux. Il doit être remis à l'acquéreur potentiel dès la première visite, sur papier ou par voie électronique.

Un mètre ruban déroulé sur un parquet en point de Hongrie
Un métrage approximatif ne vous coûte que dans un sens : trop petit, l'acheteur obtient une baisse ; trop grand, personne ne vous rend rien.

La surface Carrez et la règle des 5 %

Pour tout lot de copropriété, la superficie doit figurer dans la promesse et dans l'acte. Son absence dans l'avant-contrat est sanctionnée par la nullité de celui-ci.

Si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % à celle annoncée — strictement plus : une erreur de 4 % ne donne droit à rien — l'acquéreur peut demander une diminution du prix proportionnelle à la surface manquante.

Le délai est court et sans rattrapage : l'action doit être intentée dans l'année qui suit l'acte authentique, à peine de déchéance. Passé ce délai, le recours est irrecevable.

La règle ne protège que l'acheteur : si la surface réelle est supérieure à celle annoncée, aucun supplément de prix n'est dû. C'est une raison de faire mesurer sérieusement avant de vendre — un métrage à la louche vous coûte dans un sens, jamais dans l'autre.

Un dossier de vente ouvert sur une table, clés et mètre à côté
Le notaire établit le montant exact. Ce barème donne l'ordre de grandeur, pas votre chiffre.

L'impôt sur la plus-value, barème complet

Votre résidence principale est exonérée, quel que soit le montant et la durée de détention. Les cessions inférieures à 15 000 € le sont également. Pour tout autre bien, la plus-value est taxée à 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % avant abattement.

L'abattement pour durée de détention ne suit pas le même rythme pour les deux :

Impôt — 6e à 21e année
6 % par an
Impôt — 22e année
4 %, puis exonération totale
Social — 6e à 21e année
1,65 % par an
Social — 22e année
1,60 %
Social — 23e à 30e année
9 % par an, puis exonération totale

Autrement dit : rien avant 6 ans, exonération d'impôt à 22 ans, exonération de prélèvements sociaux à 30 ans. Entre les deux, seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Une surtaxe progressive de 2 à 6 % s'ajoute lorsque la plus-value nette imposable dépasse 50 000 € — et elle porte sur la totalité de la plus-value, pas seulement sur la fraction au-delà du seuil.

Les travaux et les frais d'acquisition viennent en déduction du calcul. C'est le notaire qui établit le montant exact : ce barème donne l'ordre de grandeur, pas votre chiffre.

Qui paie quoi, ligne par ligne

Frais de notaire
environ 7 à 8 % dans l'ancien, payés par l'acheteur.
Diagnostics
à votre charge, en totalité.
Audit énergétique
à votre charge, quand il est dû (voir ci-dessus).
Mainlevée d'hypothèque
à votre charge, si un prêt est encore garanti sur le bien.
Pré-état daté
à votre charge, en copropriété. Son tarif est plafonné.
Commission d'agence
selon ce que prévoit le mandat : elle peut être à la charge du vendeur ou de l'acquéreur.

Les sources de cette page

Cette page décrit des règles générales à la date indiquée. Elle ne remplace pas l'avis de votre notaire sur votre situation.

Avant tout ça, il y a une question à régler : combien vaut votre bien ?

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